Le Mur de Berlin de l’e-G8

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Juste avant le sommet du G8 de Deauville, se tenait à Paris un forum de l’internet : le e-G8. Organisé sous la supervision de l’Elysée par Maurice Lévy, PDG de l’agence de publicité Publicis et organisateur du Forum économique de Davos, ce sommet à 3 millions d’euros était financé par de grands groupes tels que Vivendi, Orange ou Microsoft.

Il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il en ressorte grand chose, suf bien sûr la mise à disposition du jardin des Tuileries ou la photo du président français Nicolas Sarkozy avec Mark Zuckerberg, le patron de Facebook. Sans surprise, les intervenants ont brillé par leur entêtement à voir de la piraterie partout et leur envie de contrôler ce grand média libre qu’est Internet.

C’est assez triste de voir les élites financières et politiques passer à côté des avantages d’internet en terme d’accès à la culture, à la connaissance, au partage et à la liberté d’expression. Force est de constater que, plutôt que de profiter des nouveaux outils à la disposition de tous, la plupart des joyeux présents du « e-G8 » rêvent de créer un Mur de Berlin autour des internautes.

Heureusement, certaines personnes sont venues troubler la douce connivence du forum : on retiendra l’intervention de John Perry Barlow, parolier du groupe de rock américain Grateful Dead et cofondateur de l’Electronic Frontier Foundation, ainsi que celle de Jérémie Zimmermann de La Quadrature du Net. On a ainsi entendu un peu de bon sens, notamment : « une propriété, c’est quelque chose que quelqu’un peut me prendre; ça ne s’applique pas à l’expression. », « je ne vois que des institutions prédatrices qui se nourrissent de la création des autres, qui essayent de préserver des modèles économiques éculés » ou « les gens qui partagent le plus de fichiers sur internet sont ceux qui dépensent le plus ».

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