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Date : février 2013

Libre en Fête : treizième année

Pour la treizième année consécutive, l’initiative Libre en Fête est relancée par l’April, en partenariat avec la Délégation aux usages de l’Internet, le réseau Cyber-base de la Caisse des dépôts et l’Agenda du Libre. Entre le vendredi 15 mars et le dimanche 7 avril 2013, dans une dynamique conviviale et festive, des événements auront lieu partout en[…]

12 raisons d'ajouter un deuxième écran à ton PC

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Published on: 27 février 2013

Depuis plusieurs années j’utilise quotidiennement deux écrans sur mon PC de bureau, et j’avoue m’y être réellement habitué à tel point que j’ai l’impression d’un retour dans le passé lorsque j’utilise une autre machine. Sauf bien sûr en mobilité où un PC portable ou un netbook est plus approprié, bien que dans ces situations mon[…]

Où va l’économie numérique ? : robotisation ou monopolisation ?

“C’est peut-être difficile à croire, mais avant la fin de ce siècle, 70 % des emplois d’aujourd’hui sera remplacé par l’automatisation. Oui, cher lecteur, même votre travail vous sera enlevé par des machines. En d’autres termes, votre remplacement par un robot n’est qu’une question de temps”, affirme Kevin Kelly (@kevin2kelly) dans un passionnant article pour Wired intitulé : “meilleurs que les humains : pourquoi les robots vont (et doivent) prendre votre job”.

Votre remplacement par un robot n’est qu’une question de temps !

Ce bouleversement est induit par une deuxième vague dans l’automatisation, estime Kevin Kelly : une vague centrée sur la cognition artificielle, les capteurs bon marché, l’apprentissage automatique et l’intelligence distribuée. Et cette automatisation profonde va toucher tous les emplois, du travail manuel au travail intellectuel.

Après avoir remplacé les travailleurs à la chaîne, les robots vont remplacer les travailleurs dans les entrepôts. Ils seront capables de récupérer les colis, les trier et charger les commandes dans les camions. Le ramassage des fruits et légumes continuera à être robotisé, jusqu’à ce qu’aucun être humain n’y participe plus, hormis dans quelques fermes spécialisées. Dans les pharmacies, les robots distribueront les médicaments tandis que les pharmaciens se concentreront sur le conseil au patient. Le nettoyage des bureaux ou des écoles sera pris en charge par des robots nocturnes qui commenceront par faire des choses faciles à faire comme nettoyer les planchers ou les fenêtres avant finalement d’être capables de nettoyer les toilettes. Nos camions et voitures seront demain pilotés par des robots…

Alors que les robots ne vont cesser d’être intégrés aux tâches manuelles, ils vont également affecter le travail en col blanc. Narrative Science sait écrire des articles sur le sport à partir de statistiques et de résultats sportifs ou générer des résumés de performance boursière d’une entreprise à partir de textes trouvés sur le web. “Tout travail de paperasserie sera pris en charge par les robots, y compris une grande partie de la médecine. Même les domaines de la médecine qui ne sont pas définis par la paperasserie, comme la chirurgie, seront de plus en plus robotisés. Les tâches de routines de tout travaux à forte intensité d’information pourront être automatisées.” (…) La prise de contrôle par les robots sera épique… Et elle a déjà commencé.”

Si nous sommes à un point d’inflexion, estime Kelly, c’est parce que les machines ont acquis de l’intelligence. “Nous avons des idées préconçues sur la façon dont un robot intelligent devrait regarder et agir, et celles-ci peuvent nous faire oublier ce qui se passe déjà autour de nous. Nous pensons que l’intelligence artificielle doit être proche de celle de l’homme. Mais c’est là faire la même erreur que de croire que le vol artificiel devrait ressembler au vol des oiseaux et battre des ailes. Les robots vont penser différemment. Pour comprendre à quel point l’intelligence artificielle a déjà pénétré nos existences, nous devons nous débarrasser de l’idée que celle-ci sera la même que celle des hommes.”

Les robots de demain seront aussi simples à utiliser que des… ordinateurs

Prenez Baxter, le robot de travail de Rethink Robotic, conçu par Rodney Brooks (Wikipedia,@rodneyabrooks), l’inventeur du robot aspirateur Roomba. Baxter est un des premiers exemples d’une nouvelle classe de robots industriels créés pour travailler aux côtés des humains. Baxter n’a pas l’air impressionnant. Il a de grands bras musclés et un affichage à écran plat comme de nombreux robots industriels. Et les mains de Baxter effectuent des tâches manuelles répétitives, tout comme les robots d’usine savent le faire. Mais il est différent de trois façons importantes, souligne Kevin Kelly.

Les capacités de Baxter
Image : les capacités de Baxter.

Tout d’abord, il peut regarder autour de lui et indiquer où il regarde en bougeant les grands yeux animés qu’il a sur la tête. Il est capable de percevoir les humains qui travaillent près de lui pour éviter de les blesser. Et les humains peuvent voir s’il les voit. Jusqu’à présent, les robots industriels ne savaient pas faire cela, ce qui expliquait qu’ils devaient être physiquement séparés des humains. Un robot d’usine typique est la plupart du temps emprisonné dans un grillage ou une cage en verre. Ils sont tout simplement trop dangereux parce qu’ils ne sont pas conscients des autres. Cette isolement empêchait jusqu’à présent que de tels robots de travaillent dans une petite boutique par exemple, où il n’est pas facile de trouver de la place pour isoler quelque chose. On ne pouvait pas leur faire passer ou récupérer des matériaux facilement, sans mesures de sécurité lourdes. Mais avec Baxter, vous pouvez le brancher sur une prise de votre garage et travailler à ses côtés, sans risque.

N’importe qui peut former Baxter. Il n’est pas aussi rapide, puissant et précis que d’autres robots industriels, mais il est plus intelligent. Pour apprendre quelque chose au robot, il vous suffit de saisir ses bras et de les guider pour qu’il fasse les mouvements corrects de la séquence qu’il doit faire.“C’est une forme d’apprentissage simple consistant à montrer ce qu’il faut faire. Baxter apprend une procédure, puis la répète. Tout travailleur est capable de faire cet apprentissage au robot. Vous n’avez même plus besoin de savoir lire ou écrire.” Jusqu’à présent, les robots industriels nécessitaient des ingénieurs et des programmeurs hautement qualifiés pour écrire des milliers de lignes de code (et les déboguer) pour instruire le robot d’un simple changement de tâche. Le coût réel d’un robot industriel classique n’est pas son matériel, mais son fonctionnement, souligne Kevin Kelly. Les robots industriels coûtent plus de 100 000 dollars à l’achat, mais il faut compter au moins jusqu’à 4 fois ce montant pour le programmer, le former, le maintenir à jour ou le faire évoluer.

La troisième différence est donc que Baxter ne coûte pas cher. Vendus au prix de 22 000 dollars, nous sommes là dans un rapport de coût bien différent de ses prédécesseurs. Baxter est le premier robot-PC, et comme avec un ordinateur, l’utilisateur peut interagir directement et immédiatement avec lui, sans avoir besoin d’experts et l’utiliser pour des choses peu sérieuses voir frivoles. “De petits fabricants peuvent se l’offrir pour lui faire emballer des marchandises, pour personnaliser la peinture de leurs produits ou gérer leurs machines d’impression 3D. Et vous pourriez même vous en servir pour équiper une usine qui fabrique des iPhone”, s’amuse Kevin Kelly.

Brooks spécule déjà sur comment ses robots vont transformer la fabrication d’une manière encore plus brutale que la dernière révolution technologique. “Pour le moment, nous pensons l’industrialisation par rapport à la Chine. Mais les coûts de fabrication s’effondrent à cause des robots et les coûts de transports sont appelés à devenir un facteur plus important que les coûts de production. La proximité ne sera pas chère. L’avenir est à un réseau d’usines localement franchisées où les produits seront fabriqués à quelques kilomètres de l’endroit où on en a besoin.”

Les étapes de notre remplacement par des robots

Kevin Kelly propose une matrice pour comprendre comment le remplacement de nos activités par des robots va évoluer.

Il y a d’abord les emplois que l’homme peut accomplir, mais que les robots peuvent faire encore mieux. Les humains savent tisser le coton, mais les métiers automatisés savent le faire encore mieux que nous et pour quelques centimes. La seule raison d’acheter du tissu fabriqué à la main aujourd’hui, c’est parce qu’on peut apprécier les irrégularités, les imperfections humaines qu’il présente. Mais beaucoup d’imperfections humaines n’ont pas de valeur, dans la conduite de véhicules par exemple.

Pourtant, pour les tâches complexes, nous avons toujours tendance à croire qu’on ne peut pas faire confiance aux ordinateurs et aux robots, souligne Kevin Kelly. C’est pourquoi nous avons été lents à reconnaître la façon dont ils maîtrisent certaines routines conceptuelles et parfois même leur maîtrise de routines physiques. Le pilote automatique sait faire voler un 787, mais, irrationnellement, nous plaçons des pilotes dans le cockpit pour assister le pilote automatique… au cas où. Dans les années 1990, les évaluations informatisées de prêts bancaires ont remplacé les évaluateurs humains. “Nous avons accepté une fiabilité absolue dans la fabrication de robots, bientôt nous allons l’accepter dans l’intelligence robotique et de service.”

Il y a ensuite les emplois que les humains ne peuvent pas faire, mais que les robots savent très bien faire. Si l’homme a du mal à visser une vis en laiton sans aide, l’automatisation est capable d’en visser des milliers à l’heure. Sans automatisation, nous ne saurions pas fabriquer d’ordinateurs qui exigent un certain degré de précision, de contrôle et d’attention que nos corps d’animaux ne possèdent pas. Aucun groupe humain ne saurait chercher à travers toutes les pages web du monde entier sans employer un robot pour cela. Les plus grands avantages que l’on tire des robots et de l’automatisation viennent du fait qu’ils occupent des emplois que nous serions incapables de faire. Nous n’avons pas la capacité d’attention pour scanner chaque millimètre de cellule à la recherche de cellules cancéreuses. “Nous ne donnons pas de bons emplois aux robots. La plupart du temps, nous leur donnons des emplois que nous serions incapables de faire. Sans eux, ces emplois resteraient vacants.”

Il y a également les nouveaux emplois créés par l’automatisation, ceux que nous ne savions pas que nous pourrions faire. Grâce aux robots et à l’intelligence informatique, nous pouvons faire des choses que nous n’aurions jamais imaginé faire. Conduire un chariot sur Mars, imprimer un motif sur un tissu qu’un ami nous a envoyé par e-mail… Des possibilités créées principalement grâce aux nouvelles capacités des machines. Ce sont autant d’emplois que les machines rendent possibles. Avant que nous n’inventions l’automobile, la climatisation, les écrans plats et les dessins animés, aucun habitant de la Rome Antique n’avait souhaité pouvoir regarder de dessins animés en se rendant à Athènes dans un confortable char climatisé. Les premières intelligences artificielles intégrées aux jeux d’action ont donné à des millions d’adolescents l’envie, le besoin, de devenir des concepteurs de jeux professionnels. Un rêve qu’aucun garçon de l’époque victorienne n’a jamais eu. Chaque succès de l’automatisation génère de nouvelles professions – professions que nous n’aurions pas imaginées sans l’impulsion de l’automatisation. Pour le dire autrement, la majeure partie des nouvelles tâches créées par l’automatisation sont des tâches que seulement d’autres automates peuvent réaliser. Il y a fort à parier que les professions qui gagneront le plus d’argent en 2050 dépendront d’automatismes et de machines qui n’ont pas encore été inventées, estime Kevin Kelly. Autrement dit, nous ne pouvons pas voir ces emplois d’où nous sommes, car nous ne pouvons pas encore voir les machines et les technologies qui les rendront possibles. Les robots créent des emplois que nous ne savions même pas que nous voudrions faire. Et ce n’est pas si trivial. “Nos désirs sont inspirés par nos inventions antérieures. L’industrialisation a fait bien plus que prolonger la durée de vie moyenne des hommes. Elle a permis à un grand pourcentage de la population de décider de ce qu’elle voulait être : ballerine, musicien, mathématicien, athlète, créateur de mode, maître de yoga, auteur de fan-fiction… Demain, bien des machines seront capables de faire certains de ces métiers à notre place. Mais nous ne cesserons pas de rêver à trouver de nouvelles réponses à ce que nous voulons faire.”

“Notre travail est de trouver et fabriquer de nouvelles choses, qui deviendront plus tard des tâches faites par les robots.” Dans les années à venir, les robots pilotes de voitures et de camions vont devenir omniprésents. Et cette automatisation va engendrer de nouvelles occupations humaines par exemple pour optimiser nos trajets.

“La révolution technologique éclatera quand tout le monde aura son robot personnel, quand les descendants de Baxter seront à notre entière disposition”, estime Kevin Kelly. Imaginez-vous à la tête d’une petite ferme biologique. Votre flotte de robots ouvriers accomplira le désherbage, luttera contre les ravageurs de culture, récoltera les produits tels que prescrits par un robot surveillant qui ne sera rien d’autre qu’une sonde dans le sol. Les robots effectueront tout ce qui peut être mesuré.

A l’heure actuelle, tout cela semble impensable. Nous ne savons pas imaginer un robot capable d’assembler un ensemble d’ingrédients dans un cadeau ou fabriquer des pièces de rechange pour notre tondeuse à gazon ou des matériaux pour notre cuisine. Nous ne pouvons pas imaginer que nos enfants auront des douzaines de robots dans leurs garages, ni qu’ils seront les premiers concepteurs d’appareils.

“Un jour, tout le monde aura accès à un robot personnel, mais en posséder un ne garantit pas le succès”, nuance Kevin Kelly. “Au contraire, le succès ira à ceux qui innovent dans l’organisation, l’optimisation et la personnalisation du processus de réalisation de travaux réalisés avec les machines. Le regroupement géographique de la production deviendra important, non pas pour assurer une différence de coût de main-d’oeuvre, mais à cause de la différence qu’introduira l’expertise humaine. C’est la symbiose homme-robot. Notre mission humaine sera de continuer à faire des emplois pour les robots et c’est une tâche qui ne sera jamais finie.”

L’intégration des robots à notre environnement suit une loi naturelle estime Kelly qui en détaille les étapes temporelles avec humour :

1. Un robot/ordinateur ne peut pas faire les tâches que je fais.
2. OK, il peut faire beaucoup d’entre elles, mais pas tout ce que je fais.
3. OK, il peut faire tout ce que je fais, sauf qu’il a besoin de moi quand il tombe en panne, ce qui est fréquent.
4. OK, il fonctionne parfaitement sur des trucs de routine, mais j’ai besoin de le former à de nouvelles tâches.
5. OK, il peut faire mon ancien boulot ennuyeux, parce qu’il est évident que ce n’était pas un travail que les humains étaient censés faire.
6. Wow, maintenant que les robots font mon ancien boulot, mon nouveau travail est beaucoup plus amusant et paie plus !
7. Je suis tellement content qu’un robot/ordinateur ne peut absolument pas faire ce que je fais maintenant.

“Ce n’est pas une course contre les machines. Si nous luttons contre elles, nous perdrons. Il s’agit d’une course avec les machines. Vous serez payé à l’avenir en fonction de la façon dont vous travaillez avec les robots. Quatre-vingt-dix pour cent de vos collègues de travail seront des machines invisibles. Et la plupart des choses que vous ferez ne seront pas possibles sans elles. Il y aura une ligne floue entre ce que vous faites et ce qu’elles font. Vous pourriez ne plus le considérer comme un emploi, du moins au début, car tout ce qui semble être une corvée sera fait par des robots.

Nous devons laisser les robots prendre le relais. Ils vont faire des travaux que nous avons faits, et les faire beaucoup mieux que nous. Ils prendront des emplois que nous ne pouvons pas faire du tout. Ils vont faire des travaux que nous n’avions même jamais imaginé qu’ils pourraient être faits. Et ils vont nous aider à trouver de nouveaux emplois pour nous-mêmes, de nouvelles taches qui élargissent qui nous sommes. Ils nous permettront de nous concentrer toujours plus sur ce que nous avons de plus humain. Laissons les robots prendre nos emplois et laissons-les nous aider à imaginer les emplois qui compteront demain.”

Mais tous les emplois ne sont pas interchangeables

Bien sûr, la vision de Kevin Kelly paraîtra à beaucoup d’entre nous à la fois stimulante et naïve. Stimulante par que Kelly dresse un pont entre robots et ordinateurs. Naïve, car il laisse penser que tout emploi équivaut à un autre.

L’automatisation du monde, que ce soit par des robots, des machines apprenantes, des serveurs ou des algorithmes, n’a pas les mêmes conséquences sur tous les emplois, comme le souligne pourtant sa matrice. Si les emplois de conception se déplacent à mesure que l’automatisation évolue, ce n’est pas le cas des emplois de manutention notamment. Mais l’automatisation ne concerne pas que les emplois productifs. Dans le commerce où la banque déjà, dans les services à la personne demain, des secteurs où l’emploi pèse très lourd et ne sont pas nécessairement délocalisables, les automates se démultiplient également, faisant disparaître nombre d’emplois qui ne sont pas tous remplacés par des emplois de conception.

Comme le soulignaient Erik Brynjolfsson et d’Andrew McAfee dans Race Against the Machine : les machines ont pris la place de certains types d’emplois qui n’ont pas été remplacés. Malgré la croissance économique, celle des emplois n’a pas suivi le même rythme (voir “Vers une innovation sans emplois”). Kevin Kelly semble balayer du revers de la main le fait que les emplois de conception dont nous aurons besoin demain pour faire fonctionner ces robots n’adressent ni les mêmes volumes, ni les mêmes publics que les emplois manuels perdus.

Pourtant, beaucoup d’économistes souhaitent rester optimistes. L’économiste du Laboratoire de recherche sur les systèmes intelligents du Centre de recherche de Palo Alto et du Santa Fe InstituteBrian Arthurqui pourtant dénonçait encore récemment que l’économie numérique ne crée par suffisamment d’emplois, souligne que la productivité américaine pourrait retrouver une croissance de 2 à 3 % par an dans la prochaine décennie à mesure que la robotisation se développera, explique Art Pline pour le magazine KiplingerHarold Sirkin, un expert du Boston Consulting Group, prédit qu’à moyen terme, l’automatisation va rendre les services et les biens plus abordables et développer l’emploi. Reste que tous les spécialistes n’ont pas cet optimisme. David Autor, économiste au MIT estime que pour contrecarrer les impacts de la robotique sur l’emploi, il faudra s’appuyer sur l’éducation et la formation des travailleurs pour les faire monter en compétences. Pas si simple.

Pas d’innovation sans automatisation

Néanmoins, là où Kelly touche juste, c’est quand il pointe que nous n’échapperons pas à l’automatisation du monde. Au contraire, même : il semble bien ne pas y avoir d’innovation sans automatisation. C’est d’ailleurs certainement notre manque d’automatisation qui explique en partie notre retard de compétitivité. Comme le souligne l’économiste Michel Volledans un entretien publié par Dominique Lacroix : “La France a 5 fois moins de robots que l’Allemagne et 2 fois moins que l’Italie. De plus, le parc français de robots a vieilli. En France, la durée de vie des robots est de 20 ans, en Allemagne, elle est de 10 ans.

Quand on discute de système d’information avec des dirigeants d’entreprise français, on entend très souvent : “L’informatique coûte trop cher”. On en a un exemple avec Henri Proglio à la tête d’EDF. La seule consigne donnée à son Directeur des systèmes d’information a été : “Diminuez le coût de l’informatique”. C’est exactement l’opposé de ce qu’il faut faire. Une informatique modernisée rend l’entreprise plus fluide, permet d’améliorer la relation client, de mieux la documenter.”

Même constat dans les chiffres de la Fédération internationale de la robotique. Fin 2011, la France comptait 34 000 robots, un chiffre à peine plus élevé que celui de l’Espagne (29 000), très inférieur à celui de l’Italie (61 000) ou de l’Allemagne (163 000). Et comme le soulignait Emmanuel Schafroth pour Yahoo! Finances : “l’écart se creuse par rapport à nos concurrents. L’industrie française a installé un peu plus de 3 000 nouveaux robots en 2011, les Allemands près de sept fois plus ! (…) Selon Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques de Xerfi études, l’industrie française est tout bonnement en voie d’obsolescence : “nos calculs montrent qu’au niveau mondial, 8 à 10% du parc est mis au rebut chaque année, contre 4% seulement en France. Un robot dure plus d’une vingtaine d’années en France contre 10 ans seulement dans le reste du monde”, note-t-il.”

Chris Anderson, dans son livre, Makers, la nouvelle révolution industrielle ne dit pas autre chose quand il évoque par exemple le fonctionnement de l’usine de Tesla Motors aux alentours de Détroit, entièrement automatisée avec des robots Kuka. Une usine ressemblant plus à une énorme machine à commande numérique configurable pour fabriquer presque n’importe quoi, permettant de fabriquer simultanément plusieurs modèles d’automobiles différentes, avec des pièces totalement différentes et même en les alternant entre elles.

“Quoiqu’il arrive de Tesla, son modèle de production triomphera. Il reflète simplement l’orientation prise par la puissance des technologies de fabrication numérique. Ce n’est pas une coïncidence si les robots Kuka sont construits en Allemagne. Cette automatisation flexible explique pourquoi l’industrie manufacturière de l’Allemagne parvient à prospérer malgré ses coûts relativement élevés face à la concurrence chinoise au point d’être le moteur de l’économie européenne.”

“L’ordinateur ne se contente pas de piloter l’usine moderne, il en devient le modèle même. Infiniment flexibles et adaptables, les robots industriels universels peuvent être associés pour créer la machine universelle. Et comme les ordinateurs, ils fonctionnent à n’importe quelle échelle, celle de votre bureau comme celle de l’usine Tesla. C’est cela – pas seulement l’essor d’une technologie avancée, mais aussi sa démocratisation – qui est la véritable révolution.”

Un récent rapport de la Fondation pour l’innovation politique, think tank libéral français, presse la France à robotiser son économie pour la sauver, en en présentant les enjeux et les stratégies : la robotisation détruit certes des emplois industriels (mais qui seraient détruits à terme), mais elle seule permet d’ouvrir de nouveaux débouchés et de nouvelles méthodes de production. “En rendant de la compétitivité à l’outil industriel Français, les robots sont l’allié de l’emploi industriel”, estime leur auteur, Robin Rivaton, qui appelle à favoriser le renouvellement du parc de robot des industries françaises et à développer leur production en France.

La technologie n’est pas responsable de la montée des inégalités : les monopoles qu’elle favorise, oui !

Pourtant, c’est Paul Krugman, prix Nobel d’économie et éditorialiste star du New York Times qui explique peut-être le mieux que le développement des technologies n’est peut-être pas le coupable idéal. Dans un récent édito intitulé “Robots et barons voleurs” il tente une explication pour comprendre pourquoi les profits des entreprises sont à la hausse alors que les salaires et la rémunération du travail ne suivent pas. Depuis les années 90, les bénéfices des entreprises ont augmenté au détriment des travailleurs en général, y compris des travailleurs les plus diplômés, ceux qui étaient censés réussir dans l’économie d’aujourd’hui et qui, jusque dans les années 90 avaient plus profité que les travailleurs moins diplômés des fruits de la croissance. La technologie désormais déplace tous les travailleurs et pas seulement les moins diplômés. “L’une des raisons pour lesquelles certains fabricants de haute technologie tentent un mouvement de retour de leur production aux Etats-Unis est que la pièce la plus précieuse d’un ordinateur, la carte mère, est essentiellement fabriquée par des robots, donc la main-d’oeuvre asiatique bon marché n’est plus une raison pour les produire à l’étranger. “

Dans leur livre Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee soutiennent que des histoires similaires se jouent dans de nombreux domaines, y compris dans de plus en plus d’industrie de services tels que la traduction ou la recherche juridique. La plupart des emplois déplacés sont hautement qualifiés et à hauts salaires : les inconvénients de la technologie ne frappent plus seulement les travailleurs manuels, souligne Krugman.

Barry Lynn et Phillip Longman de la New America Foundation soutiennent, de façon convaincante, à mon avis, que l’augmentation de la concentration des entreprises pourrait être un facteur important dans la stagnation de la demande de main-d’œuvre : les sociétés utilisant leurs monopoles grandissants pour augmenter les prix sans verser de gains proportionnels à leurs employés. Je ne sais pas qui du monopole ou de la technologie explique le plus la dévaluation du travail”, confesse Krugman, mais il est plus que temps d’y réfléchir vraiment.

Comme le souligne Izabella Kaminska sur Alphaville, le blog du Financial Times, si nous connaissons une stagnation de l’innovation, ce n’est pas parce que l’humanité serait devenue moins innovante, mais parce que les intérêts en place ont une plus grande incitation à imposer de la rareté, à ralentir l’innovation. Ce que viendra d’ailleurs confirmer Krugman quelques semaines plus tard, comme l’explique encore Izabella Kaminska : la puissance des robots et de la technologie permettent certes de réduire le taux d’emploi. Mais plutôt que d’aider ceux qui ont perdu leur emploi à cause de la technologie, les entreprises utilisent la puissance de leurs monopoles pour augmenter le rendement du capital. C’est ce qui explique la montée d’inégalités.

Pour le dire plus simplement, ce n’est pas tant la technologie (la “robotisation” du monde) qui explique la montée des inégalités, que le développement de monopoles basés sur ces technologies.

Hubert Guillaud

>>> Source : http://www.internetactu.net/2013/01/17/ou-va-leconomie-numerique-23-robotisation-ou-monopolisation/

>>> Par  le 17/01/13

26 février 2013 - Commentaires fermés sur Où va l’économie numérique ? : robotisation ou monopolisation ?

Economie, Logiciels libres et Monnaie

Comments: Commentaires fermés sur Economie, Logiciels libres et Monnaie
Published on: 25 février 2013

Dans cet épisode Monnaie Libre reçoit Philippe Scoffoni qui tient le blog éponyme très dense en information et analyses du monde des logiciels libres. Philippe fait aussi partie du Planet-Libre et nous propose avec son expérience professionnelle de Directeur Informatique sa vision de l’économie liée au logiciel libre au sein d’un système monétaire privateur, qu’il dénonce dans un de[…]

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Un kit libre pour démarrer une civilisation

 

Dans un récent billet intitulé Open Source Ecology ou la communauté Amish 2.0 nous nous faisions l’écho d’un projet assez extraordinaire consistant à placer sous licence libre les spécifications d’une cinquantaine de machines agricoles permettant théoriquement à un village d’accéder à l’autosuffisance.

Un projet qui méritait bien les honneurs d’une conférence TED que nous avons choisi de vous reproduire ci-dessous.

Soit dit en passant, les conférences Ted, au format court caractéristique et de plus en plus souvent sous-titrées en français, constituent avec le temps une véritable mine d’or pour tout internaute curieux de mieux comprendre et appréhender les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Je suggère fortement à tout enseignant d’indiquer cette ressource à leurs étudiants et de leur en montrer quelques unes en classe (les interventions sont placées sous licence Creative Commons By-Nc-Nd).

Leur slogan est : « des idées qui méritent d’être diffusées ». Celle-ci, comme les autres, le mérite amplement.

PS : Une ressource signalée par l’excellente revue de presse hebdomadaire d’InternetActu.

—> La vidéo au format webm
—> Le fichier de sous-titres

Transcript

Marcin Jakubowski – Avril 2011 – Open Source Ecology

Marcin Jakubowski: Open-sourced blueprints for civilization

Salut, je m’appelle Marcin, fermier, ingénieur. Je suis né en Pologne, je vis désormais aux États-Unis. J’ai lancé un groupe intitulé « Open Source Ecology » (« Écologie en Accès Libre ») Nous avons identifié les 50 machines les plus importantes qui, selon nous, permettent à la vie moderne d’exister, depuis les tracteurs et les fours à pain aux graveuses de circuits imprimés. Nous avons essayé de créer une version accessible, FLVM, une version « faites-le vous-même » que n’importe qui pourrait construire et entretenir en ne supportant qu’une partie du coût. Nous appelons cela le Kit de Construction du Village Global.

Laissez-moi vous raconter une histoire. J’ai fini à trente ans avec un doctorat en fusion énergétique, et j’ai découvert que j’étais inutile. Je n’avais aucune compétence pratique. Le monde m’a offert des options, et je les ai prises. On pourrait appeler cela un style de vie consumériste. J’ai créé une ferme dans le Missouri et appris les choses en rapport avec l’économie de la ferme. J’ai acheté un tracteur, qui cessa de fonctionner. J’ai payé pour qu’on me le répare, et puis il cessa à nouveau de fonctionner. Alors peu de temps après j’étais moi aussi financièrement incapable de fonctionner.

J’ai réalisé que les outils bon marché, vraiment appropriés, dont j’avais besoin pour établir une ferme durable n’existaient tout simplement pas encore. J’avais besoin d’outils robustes, modulaires, hautement efficaces et optimisés, peu chers, fabriqués à partir de matériaux locaux et recyclés qui dureraient toute une vie, non conçus pour l’obsolescence. Je me suis rendu compte que j’allais devoir les construire moi-même. Et c’est ce que j’ai fait. Je les ai ensuite testés. Et je me suis rendu compte que la productivité industrielle peut être atteinte sur de petites échelles.

Alors j’ai publié les plans en 3D, les schémas, les vidéos d’explication et les budgets sur un wiki. Des participants du monde entier sont apparus, réalisant des prototypes de nouvelles machines à l’occasion de visites de projet dédiées. Jusque-là, nous avons prototypé 8 des 50 machines. Le projet commence à grandir de façon autonome.

Nous savons que l’accès libre a réussi avec les outils de gestion de la connaissance et de la créativité. Le même phénomène est en train de se produire avec le matériel. Nous nous concentrons sur le matériel parce que c’est lui qui peut changer la vie des gens de manière réellement tangible. Si on peut baisser les barrières autour de l’agriculture, de la construction, de la production, nous libèrerons une quantité énorme de potentiel humain.

Cela ne vise pas seulement les pays en développement. Nos outils sont conçus pour le fermier, l’ouvrier, l’entrepreneur ou le producteur des États-Unis. Nous avons vu beaucoup d’intérêt chez ces gens-là, qui peuvent maintenant lancer une société de construction, de fabrication de pièces détachées, d’agriculture bio ou simplement revendre de l’électricité. Notre but est de devenir un répertoire en ligne de plans si clairs, si complets, qu’un simple DVD peut servir de kit de démarrage.

J’ai planté une centaine d’arbres en une journée. J’ai compacté 5000 briques en une journée en utilisant la terre sous mes pieds et j’ai construit un tracteur en six jours. De ce que j’ai vu, ce n’est que le commencement.

Si cette idée est vraiment solide, alors les implications sont considérables. Une meilleure distribution des moyens de production, une chaîne logistique respectueuse de l’environnement, et une nouvelle culture du “faites-le vous-même” pourrait espérer venir à bout d’une rareté artificielle. Nous explorons les limites de ce que nous pourrions faire pour rendre le monde meilleur avec des technologies physiques en accès libre.

Merci.

Consultez la source | Article initialement publié sur Framablog
sous licence Creative Commons By-Sa | Auteur : aKa |
22 février 2013 - Commentaires fermés sur Un kit libre pour démarrer une civilisation

L’édito du 21 février 2013

Dans cet édito, je voulais vous parler de 2 sujets parmis tant d’autres diffusés ces dernières semaines via mon « inséparable » SAM7SHAARLI dont vous trouvez les liens dans le bandeau supérieur & pour lequel vous pouvez bien-sur vous abonner si ça n’est pas déjà fait via http://liens.sam7blog42.fr/?do=rss. Vous avez également constaté que je ne vais plus très souvent sur[…]

Disney met en ligne Paperman, un court-métrage mêlant 3D et dessin

Categories: Film, geek, Vidéo
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Published on: 20 février 2013

C’est pour eux une première. Les studios Disney ont mis en ligne un court-métrage nommé aux Oscars,Paperman, qu’ils présentent comme la démonstration d’une « technique révolutionnaire qui fusionne les techniques d’animation générées par ordinateur et dessinées à la main« . Le petit film de 6 minutes 30, diffusé dans son intégralité sur YouTube, est réalisé par John Kahrs,[…]

La conséquence inattendue du libre : la politique

Dernièrement, j’ai partagé avec vous trois éléments que je trouve cruciaux pour l’informatique de demain et qui, je pense, ont été très mal négociés par le monde du logiciel libre. Tellement mal négociés que je doute que le logiciel libre puisse jamais rattraper son retard. Il s’agit de l’expérience utilisateur, de la décentralisation et du respect de la vie privée.

À certains égards, les libristes comme moi font de plus en plus penser à une tribu de Papous vivant à l’écart, n’ayant que très peu de contacts avec le reste du monde. Ainsi, à l’heure où plus personne n’utilise Flash, le projet prioritaire de la Free Software Foundation reste l’implémentation d’un lecteur Flash libre. Le FOSDEM, grand messe des libristes, possède des salles réservées aux discussions des développeurs ADA ou Smalltalk mais aucune n’a pour sujet les réseaux sociaux libres ou HTML5 et Javascript.

Soyons réalistes : si le libre est partout, on cherchera à trouver plus d’une poignée de produit grand public et libres au sens de la FSF. Les plus grands succès du libre comme Android et, dans une moindre mesure, Ubuntu, sont rejetés des puristes.

Le libre devrait-il toujours s’associer avec le propriétaire pour réussir ? A-t-il donc échoué ? Est-il mort ? Faut-il renier toutes ces années ?

Non car, pour réussir, le propriétaire n’est-il pas désormais obligé de s’associer avec le libre ? Les deux ne sont-ils pas intrinsèquement liés ? La pureté est-elle essentielle au succès ?

Mais au-delà de l’informatique, le libre a étendu son influence dans un domaine où peu l’attendaient : la politique. Si le libre n’a pas su gérer techniquement la décentralisation et la vie privée, les idées sous-jacentes ont fait leur chemin dans la conscience collective. Au point d’envahir la place publique.

Dernièrement, les chemins de fer belges ont diffusé par accident les données personnelles de plus d’un million d’utilisateurs, prenant complètement au dépourvu une classe politique ne sachant même pas s’il s’agissait d’un fait grave ou pas. Ce sont les citoyens qui ont répondus les premiers, qui ont géré la crise et qui ont mis en place l’information nécessaire. Là où le libre n’a pas su apporter une solution technique, il a néanmoins préparé le terrain pour que les citoyens puissent faire face.

Si beaucoup de sociétés privées ne voient que le court terme ou le prix, de plus en plus d’administrations découvrent la nécessité de l’intéropérabilité et financent des projets comme LibreOffice. Le modèle même de collaboration du libre s’invite de plus en plus souvent au sein des collectivités, afin de mettre en commun les ressources comme on peut le voir notamment avec CommunesPlone.

Le libre n’a pas su tenir toutes ses promesses techniques. Mais il a finalement apporté beaucoup plus que de la technique. Il change le monde. Son influence se fait sentir dans les conférences et jusque dans les partis politiques existants (citons Ecolo en Belgique, chez qui c’est particulièrement visible). Cet univers libriste a même été le terreau d’un nouveau mouvement politique : le Parti Pirate.

Car si tous les libristes sont loin d’adhérer à la philosophie du Parti Pirate, force est de constater que celui-ci rejoint souvent les préoccupations du libre : liberté individuelle, respect de la vie privée et transparence de la politique, le code source de notre société. À tel point que beaucoup de pirates passent au logiciel libre suite à leur engagement politique !

On pourrait y voir une idéologie libriste à l’œuvre. J’y vois surtout un pragmatisme. Une génération a découvert, à travers tous les projets libres, les bienfaits de la collaboration à l’échelle planétaire, l’efficacité de la gestion transparente. Une génération biberonnée à la mixité culturelle, maternée au débat technique et à la remise en question permanente sans a priori de race, de sexe, d’apparence physique.

Cette génération qui ouvre les yeux et qui se dit : « Si on a réussi à le faire pour des projets techniquement ultra-complexes, pourquoi est-ce que cela ne marcherait pas avec la gestion de la chose publique ? ».

Peut-être que la plus grande conséquence du libre n’est pas à chercher dans les milliards de lignes de code ni dans les millions de pages Wikipédia mais là, parmi ceux qui, ayant fait l’expérience de l’ouverture, de la transparence et de l’égalité ne peuvent plus concevoir un état obscur, complexe et trop souvent inique.

Peut-être que le libre est avant tout un modèle de société, une école de vie.

>>> Source : http://ploum.net/post/la-consequence-inattendue-du-libre-la-politique

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19 février 2013 - Commentaires fermés sur La conséquence inattendue du libre : la politique

Neutralité des réseaux : Neelie Kroes s’affiche dans le camp des agresseurs

Comments: Commentaires fermés sur Neutralité des réseaux : Neelie Kroes s’affiche dans le camp des agresseurs
Published on: 18 février 2013

Le 16 janvier dernier, Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la société numérique, publiait dans Libération une tribune intitulée Internet et applications de filtrage : une histoire de choix et de recettes. Une tribune jugée assez révélatrice et dangeureuse pour que notre ami François Pellegrini décide d’y répondre point par point ci-dessous. Et de conclure ainsi : « Mme Kroes est entrée[…]

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