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Date : juin 2013

L’informatique à l’école, préconisée par l’Académie des Sciences

Voilà enfin une bonne nouvelle, enfin du moins dans l’expectative que cela se concrétise réellement par un suivi du ministère de l’Éducation. L’Académie des Sciences préconise dans son rapport, l’enseignement de l’informatique dans le cursus scolaire et ce, de la primaire au lycée. D’après ce rapport, il serait temps d’apprendre ce qu’est, dès le plus jeune âge, l’informatique dans sa notion générale, et pas uniquement au niveau de la pratique expliquant le fonctionnement des logiciels de manières passives.

Il est essentiel que tous les citoyennes et citoyens soient égaux dans leur compréhension de
l’informatique et du monde numérique.

Cela devrait se traduire par la création d’applications en apportant les notions de base de la programmation. L’informatique devrait donc devenir une discipline au même titre que les mathématiques ou le français, avec un équilibre entre la théorie et l’expérimentation. La France accuse, par ailleurs, un certain retard dans ce domaine, par rapport à d’autres pays comme la Grande-Bretagne, provoquant un important « illectronisme« , le pendant de l’illettrisme dans le numérique.

Le programme se base sur trois points

  • L’école maternelle et l’école primaire : la découverte
  • Le collège : l’acquisition de l’autonomie
  • Le lycée : consolider les savoirs et le savoir-faire

Après le Baccalauréat, cet enseignement préparerait à tous les métiers liés au numérique.

La découverte en primaire permettrait aux élève de comprendre comment fonctionne l’informatique. Par exemple, si on sait envoyer un courriel, beaucoup ne savent pas comment la transmission du message se passe. Un point de départ important pour la sensibilisation aux techniques et aux notions de réseaux.

L’acquisition de l’autonomie permettrait d’améliorer les connaissances des élèves dans le but de les initier à la compréhensions des outils qu’ils pourraient eux-même créer afin de dépasser le simple stade de spectateur.

L’approfondissement des concepts leur permettrait d’être bien plus actifs grapce à la compréhension plus profonde des mécanismes de la science informatique.

Ils peuvent comprendre comment sont conçus les langages de programmation, comment fonctionne la cryptographie à clé publique, comment est organisé un système de bases de données, comment fonctionne un ordinateur ou un réseau, pourquoi certains problèmes ne peuvent pas être résolus par un algorithme ou pourquoi d’autres demandent un temps de calcul plus ou moins long. Par exemple, interroger un index de plusieurs téraoctets ne demande que quelques dixièmes de secondes, mais décrypter un court message sans en connaître la clé demande des siècles.

Une belle utopie ?

Mais derrière ce beau tableau idyllique, on sait plus ou moins tous très bien où ça va mener, au niveau de l’enseignement « réaliste » : à la formation et à l’explication des usages de l’informatique étudiées sur des logiciels privateurs, au moins dans u premier temps, le temps, justement que les enseignants comprennent et acquièrent à leur tour ces notions. Si, l’enseignement « débranché » de l’informatique saura assurément définir les différentes évolutions et possibilités de l’informatique, la version « branchée » de cet enseignement se contentera quasi exclusivement de travaux pratiques sur des logiciels Windows. Microsoft a toujours su convaincre pour garder sa place dominante lorsqu’il s’agît d’un point aussi vital que l’enseignement. Combien d’écoles, encore aujourd’hui, « enseignent » l’informatique sur des ordinateurs vérolés ayant comme système d’exploitation Windows 95 ou 98 ? Il faudrait peut-être commencer par renouveler le parc informatique scolaire avec des systèmes d’exploitations libres…

Mais, le logiciel Libre, quant à lui, ne se défend que par la compréhension de ses valeurs, et c’est sur ce terrain qu’il faudra convaincre, mais les enjeux économiques sont toujours prioritaires. Enfin, comme la transition du monde informatique actuelle va nécessiter beaucoup d’efforts d’adaptation des enseignants, les raccourcis seront pris avec de grandes largesses, mais tout espoir est permis.

>>> Source sur :  http://neosting.net/actualite/linformatique-a-lecole-preconisee-par-lacademie-des-sciences.html

 

 

28 juin 2013 - Commentaires fermés sur L'informatique à l'école, préconisée par l'Académie des Sciences

ABE, le robot programmé pour aimer et être aimé

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Published on: 27 juin 2013

Histoire de se détendre un peu, pour changer, voici, en anglais, un court-métrage de science-fiction franchement sympathique doté d’une réalisation impeccable, dirigé et écrit par Rob McLellan. ABE, c’est son nom, propose de découvrir les agissements d’un robot qui a été programmé pour aimer et être aimé, avec toutes les conséquences que cela implique. Ce dernier, pour parvenir à[…]

Blender 2.67 – Diverses améliorations et de nouvelles fonctionnalités au programme

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Published on: 27 juin 2013

Blender est une suite 3D très puissante et polyvalente dotée d’une interface graphique très complète, utilisée pour l’animation, la modélisation, le rendu, la création interactive, la post-production, etc… Celle-ci prend en charge les principaux formats de fichiers utilisés dans ce domaine, y compris 3D Studio et Wavefront OBJ. Une nouvelle version de Blender a été[…]

Éducation : Pourquoi les logiciels et le matériel pédagogique ne sont-ils pas libres en France ?

Éducation

Cela fait 30 ans environ que les logiciels libres sont arrivés en France. Ils sont présents dans les infrastructures réseau, les téléphones portables, les modems xDSL, les sites internet, les jeux et tout doucement dans la gestion des entreprises et l’éducation. Mais le libre est quasiment absent dans les logiciels et le matériel didactique qui servent à faire des travaux pratiques, dans les cours et les livres et tout ce qui sert à l’apprentissage. Alors que les universités américaines commencent à libérer massivement leurs cours sous des licences libres et qu’on y voit exploser les supports expérimentaux libres dans les Fab Lab (idem en Allemagne qui a une culture plus expérimentale dès le primaire, il n’y a qu’à voir le nombre de Fab Lab), pourquoi tant de retard dans les écoles en France?

Pendant 6 ans, j’ai été commercial chez plusieurs fournisseurs de l’Éducation Nationale. J’ai vendu à peu près tout ce qu’on peut trouver dans un établissement scolaire, en enseignement primaire, secondaire et supérieur : du mobilier classique, d’atelier et de laboratoire, de la verrerie, des produits chimiques, des machines-outils, des bancs de test et du matériel didactique de toutes les marques.

Le matériel didactique est utilisé dans toutes les matières : sciences de la vie et de la terre, technologie, physique-chimie, maintenance, électronique, électrotechnique etc.
Il est acheté sous la forme de maquettes ou sous la forme de produits grand public ou industriels modifiés pour faciliter l’apprentissage : mise aux normes spécifiques à l’éducation nationale, ajout de notices, de travaux pratiques et de logiciels.

Ce matériel très coûteux est acheté par les établissements, parfois sur fond propre, généralement avec une dotation du Conseil Général pour les collèges ou du Conseil Régional pour les lycées.
Le matériel didactique est conçu soit par des fabricants, avec l’aide d’enseignants et d’inspecteurs de l’éducation nationale, soit directement par des enseignants, des élèves et des inspecteurs. Dans ce dernier cas, les auteurs du matériel didactique signent un « contrat d’auteur » avec le fabricant qui industrialise et vend le matériel didactique. Dans ce contrat, les auteurs cèdent les droits de fabrication et de vente (en général avec une clause d’exclusivité) et touchent en contrepartie un pourcentage sur les ventes.
Les fabricants vendent le matériel didactique aux établissements d’enseignement ou à des revendeurs et des centrales d’achat.

Ce système est intéressant car il motive les enseignants, les enseignants, les élèves, les chefs de travaux, les inspecteurs et tout le personnel qui s’implique dans ce travail pédagogique. Il fait vivre quelques entreprises dans ce secteur et met en relation le monde de l’entreprise et le monde de l’enseignement. Par contre, comme dans tout système, il y a des choses à améliorer :

1) Les élèves qui participent à l’élaboration du matériel didactique sont souvent ignorés lors de la signature d’un contrat d’auteur.

2) Les inspecteurs vont être à la fois auteurs, bénéficiaires des pourcentage sur les ventes et prescripteurs auprès des enseignants, des Chefs de Travaux et des collectivités. Cela devient parfois gênant lorsqu’ils préconisent l’achat de leur matériel, j’ai eu à ce sujet quelques témoignages d’enseignants inspectés.

3) Ce système favorise la conception et la vente de produits propriétaires et empêche les standards et les licences libres d’émerger. En effet, les utilisateurs (les enseignants et surtout les élèves) n’ont pas souvent leur mot à dire dans le choix du matériel. J’ai ainsi le souvenir de « journées » et de « salons » où les enseignants et les fournisseurs de la filière étaient invités à montrer, tester et choisir le matériel didactique mais le choix était en réalité déjà été fait. Les enseignants ne peuvent donc pas choisir un matériel qui leur facilite le travail en étant inter-opérable, ouvert et respectueux des standards reconnus et non de pseudos-normes imposées par les fabricants de matériel didactique pour gêner l’achat de matériel concurrent.

Cette situation résulte d’un manque de reconnaissance du travail du personnel de l’Éducation Nationale. Un enseignant ou un inspecteur qui développe des produits pédagogiques intéressants n’est pas récompensé financièrement par l’institution. Il le devrait surtout s’il accepte de diffuser son travail sous des licences libres (GNU GPL, GNU AGPL, GNU FDL, CC, Art Libre…) et des licences OpenHardware (CERN, TAPR). Ce qui permettrait d’ailleurs aux entreprises du secteur de développer leur activité à partir de ces produits et aux différents produits d’être compatibles entre eux. Mais connaissant le montant des pourcentages versés par les entreprises dans le cadre des contrats d’auteurs, le budget de l’Éducation Nationale devra être conséquent pour intéresser les auteurs.

L’Éducation Nationale doit mettre en œuvre des mécanismes permettant aux utilisateurs (élèves et enseignants) de faire connaître leurs besoins. Elle doit aussi mettre en œuvre des moyens de diffusion, de communication et de gestion des projets libres, les plate-formes pédagogiques académiques sont inadaptées et il n’y a pas de personnel ni de budget pour les gérer de façon pérenne.

Il faut aussi que tout cela se fasse en concertation avec les fabricants pour que tout le monde y trouve son compte. Surtout depuis plusieurs années où les petits fabricants souffrent de la pression des gros distributeurs, sont absorbés par les gros fabricants ou remplacés par des grands groupes industriels qui s’implantent sur ce marché. De ce fait, on constate une augmentation constante du coût des produits, pas forcément bonne pour le budget des établissements scolaires. Il faut convaincre ces entreprise des vertus du Libre pour le commerce mais on ne les fera pas changer de modèle économique du jour au lendemain, les enjeux financiers sont bien trop importants et la concurrence bien trop féroce.

L’équation à résoudre est compliquée. Le travail de l’association Framasoft, de Jean-Pierre ARCHAMBAULT au SCEREN et de tous les enseignants est indispensable et remarquable au vu de leur manque de moyens. Mais leur travail ne sera pas suffisant si le ministère de l’Éducation Nationale ne se remet pas en cause et ne s’implique pas plus, si un dialogue n’est pas noué entre les utilisateurs (enseignants et élèves), les inspecteurs et les entreprises du secteur, fabricants et distributeurs.

Le salut viendra-t-il du modèle des Fab Lab?

>>> Source sur : http://linuxfr.org/news/pourquoi-les-logiciels-et-le-materiel-pedagogique-ne-sont-ils-pas-libres-en-france

>>> Posté par  . Édité par Nÿco et Nils Ratusznik. Modéré par tuiu polLicence CC by-sa

25 juin 2013 - Commentaires fermés sur Éducation : Pourquoi les logiciels et le matériel pédagogique ne sont-ils pas libres en France ?

Projet Kronos

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Published on: 25 juin 2013

Voici un (faux) documentaire baptisé Project Kronos qui retrace une tentative par l’humanité de mener à bien un voyage interstellaire. Le réalisateur Hasraf ‘HaZ’ Dulull a pris le parti de constituer son documentaire d’une série de témoignages de scientifiques collaborant au projet et au fur et à mesure que le film avance, l’histoire devient de plus en plus passionnante.[…]

CrunchBang Linux 11

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Published on: 24 juin 2013

Philip Newborough a annoncé la sortie de CrunchBang Linux 11, une distribution légère basée sur Debian avec Openbox comme interface par défaut du bureau utilisateur, adaptée à la fois aux nouveaux et aux plus anciens ordinateurs : « CrunchBang 11 ‘Waldorf’ Sortie de Debian 7« Wheezy » libérée le 4 mai ; maintenant que Wheezy a[…]

L’édito du 21 juin 2013

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Published on: 21 juin 2013

Bonjour à tous, en ce jour de la fête de la musique & de l’été, j’ai publié 3 des dernières vidéos / parodies de JCfrog sur mes 3 blogs . . . . . . Je voulais également annoncer la « mise en ligne » d’une nouveauté sur mon site, mais en raison de divers soucis ces[…]

thumbEteignez moi cet Internet! Hotel Paranoia: les dangers de l’internet dangereux #csa #civilisage

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Published on: 21 juin 2013

Un autre monde est possible: réformons les droits d’auteurs #moustaki #amha

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Published on: 21 juin 2013

    >>> Source : http://jcfrog.com/blog/un-autre-monde-est-possible-reformons-les-droits-dauteurs-moustaki-amha/ (Publié le 23 mai 2013 par  jcfrog)

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