Le yoyo, le téléporteur, la carmagnole et le mammouth

Parent page: Dossiers

[YOYO] Inter­net est un yoyo

Quand la firme japo­naise Ban­daï décide de relan­cer la mode du yoyo, inutile de vou­loir éviter la vague. Tout le monde se remet au yoyo, en sachant d’avance qu’on ne saura jamais faire les jolies figures que le démons­tra­teur nous a mon­tré, mais quand même : pour être dans le coup il faut avoir son yoyo. Au point que cer­taines entre­prises se sont recon­ver­ties, même tem­po­rai­re­ment, dans la fabri­ca­tion et la vente exclu­sive de yoyos.

Quand le com­merce s’est emparé d’Internet, le réseau est devenu tout aussi incon­tour­nable que le yoyo. Impos­sible d’y échap­per : soit vous avez Inter­net et vous êtes dans le coup, soit vous ne l’avez pas et vous voilà tout bête quand vos amis se mettent à par­ler de David Hirsh­mann au beau milieu du repas samedi soir.

Est-ce à dire qu’Internet, comme le yoyo, est un objet de mode, inutile pour le com­mun des mor­tels mais rendu incon­tour­nable grâce au ser­vice mar­ke­ting des four­nis­seurs de téléphonie ?

J’ai long­temps défendu l’idée qu’Internet n’était pas un tel objet, et qu’il fal­lait avoir conscience, avant de s’y aven­tu­rer, du fait qu’il s’agissait d’autre chose que d’un simple moyen d’information moderne et rapide. Qu’en quelque sorte, il fal­lait apprendre à lire avant d’acheter le der­nier Goncourt.

J’avais tort. Si j’en crois la façon dont il est pré­senté, Inter­net n’est pas un nou­vel outil social, d’une impor­tance com­pa­rable à l’invention de l’imprimerie en son temps, et il n’y a pas besoin d’apprendre à lire pour ache­ter le der­nier livre à la mode non plus : ce qui compte c’est de mon­trer qu’on l’a. J’avais tort donc, la preuve c’est que tout le monde est d’accord pour consi­dé­rer que Inter­net, c’est super-pratique pour dire à son chauf­feur de taxi qu’on est assis der­rière lui.

Ou bien est-ce le contraire ? Au final, lorsque je parle d’Internet avec des gens nor­maux (com­prendre des gens dont le métier n’est pas relié, de près ou de loin, à l’informatique et aux réseaux), j’ai sou­vent l’impression que mon inter­lo­cu­teur aime­rait bien savoir à quoi sert l’outil qu’il paie si cher, mais n’en a fina­le­ment qu’une idée fort limitée.

En dehors, bien entendu, des (rares) cas où il sou­haite faire savoir à son chauf­feur de taxi qu’il est assis der­rière lui.

Même s’il n’est pas ques­tion de négli­ger le fait qu’Internet, tel que nous le connais­sons aujourd’hui, est en grande par­tie le résul­tat de sa com­mer­cia­li­sa­tion à outrance, il ne se résume pas, quoi qu’en disent ceux qui le bana­lisent pour mieux le vendre, à ce gad­get édul­coré qui per­met de pré­ve­nir sa famille de la nais­sance du petit der­nier, ou de prendre connais­sance des der­niers cours de la Bourse.

Inter­net c’est d’abord un outil qui met en rela­tion des ordi­na­teurs, et à tra­vers eux les humains qui uti­lisent ces ordi­na­teurs. Et n’importe quel socio­logue vous dira qu’un outil met­tant des humains en rela­tion n’est pas un simple gad­get, mais au contraire un ins­tru­ment social nou­veau, qui influe direc­te­ment sur la société de part sa seule existence.

[TELEPORTEUR]Inter­net est un téléporteur

Vous êtes-vous déjà demandé ce que devien­drait notre monde si, demain, on inven­tait un moyen, une méthode quel­conque, qui per­mette à tout le monde de se dépla­cer ins­tan­ta­né­ment à n’importe quel endroit, à tout ins­tant, de par sa seule volonté, gra­tui­te­ment ou presque.

Quelques idées viennent à l’esprit. Les voyages seraient rapides, et moins chers. En vacances, on pour­rait reve­nir chez soi fer­mer le gaz faci­le­ment. On pour­rait même habi­ter en Aus­tra­lie et tra­vailler à Paris.

Mais aussi : les voi­tures, les trains, les avions, les routes devien­draient presque inutiles. Des mil­lions de gens seraient au chô­mage. Des indus­tries entières devien­draient inutiles.

Les chauf­feurs de taxis se recon­ver­ti­raient en Scotty.

Mais encore : les lois qui fondent nos socié­tés devien­draient fort dif­fi­ciles à appli­quer. Si je peux me télé­por­ter dans les coffres de la Banque de France et en res­sor­tir libre­ment, que devient l’argent ? Si je peux entrer et sor­tir libre­ment de n’importe quel espace privé, que devient la propriété ?

Et je manque cer­tai­ne­ment beau­coup d’imagination en me limi­tant à ces quelques exemples, à peine ébauchés.

Ce serait sans doute la fin d’un monde, et le début d’un autre. Un para­digme, pour uti­li­ser un mot à la mode.

Une chose est sûre, cepen­dant, c’est qu’un tel chan­ge­ment ne se ferait pas sans une prise de conscience de tous des risques, du dan­ger, mais aussi des bien­faits poten­tiels. Une révo­lu­tion sociale de cet ordre ne peut se faire sans dou­leur, et la dou­leur main­tient éveillé. Nous aurions à nous poser bien des ques­tions sur notre futur, et bien des déci­sions à prendre pour choi­sir les bien­faits et nous pro­té­ger des dan­gers d’un tel monde.

La mise à la dis­po­si­tion d’Internet chez mon­sieur tout le monde repré­sente, dans le domaine de l’immatériel, un chan­ge­ment presque aussi grand que l’invention du télé­por­teur dans le domaine de la phy­sique. La pos­si­bi­lité de flux trans-frontières de tous les biens imma­té­riels est ren­due pos­sible à l’échelle de l’individu. Les échanges d’opinions et d’idées se font, à la limite du lan­gage près, entre des indi­vi­dus qui n’avaient aucune chance de se ren­con­trer avant, depuis des lieux qui sont aussi éloi­gnés que pos­sible sans que la dis­tance ne joue plus le moindre rôle.

Com­ment ima­gi­ner qu’un tel objet soit sans consé­quence non seule­ment au niveau de chaque uti­li­sa­teur, mais aussi au niveau de nos socié­tés. Com­ment com­prendre que le débat sur la mon­dia­li­sa­tion soit limité au domaine écono­mique quand la mon­dia­li­sa­tion est deve­nue, sans qu’on sache com­ment ni pour­quoi, un fait incon­tour­nable dans tous les domaines de l’immatériel ?

Et sur­tout : com­ment ima­gi­ner qu’une révo­lu­tion de cette ampleur reste igno­rée du légis­la­teur au point qu’il faille des affaires comme celle d’Altern pour qu’il daigne s’y inté­res­ser, de manière ponc­tuelle et sans lendemain ?

Pour­tant, le poli­tique ne peut igno­rer qu’il est devenu impos­sible d’empêcher la dif­fu­sion des son­dages la semaine pré­cé­dent une élec­tion. Il ne peut pas igno­rer non plus qu’il est devenu qua­si­ment impos­sible de faire payer la TVA sur un logi­ciel payé et télé­chargé depuis les États-Unis.

Ces menus exemples sont légion. Pris un par un, ils ne sont jamais que des épiphé­no­mènes. Pris dans leur ensemble, ils démontrent que des lois natio­nales sont deve­nues caduques. Sans le moindre vote par­le­men­taire. Sans le moindre débat national.

Et le Poli­tique ne fait rien. Pire : il pré­sente lui aussi Inter­net comme un gad­get. Un moyen de mettre en place une meilleure rela­tion entre les admi­nis­tra­tions et les citoyens. Un gui­chet ouvert 24/24h. Et pour les écoles, un vague outil dont la mise en place est obli­ga­toire, auquel il faut for­mer les élèves, mais sans dire com­ment, et sur­tout sans dire pourquoi.

Car fina­le­ment, la ques­tion est bien celle-là : si Inter­net ne sert pas à dire bon­jour à son chauf­feur de taxi, ou à écou­ter la radio, à quoi ça sert, Internet ?

[BONNET] Inter­net et la carmagnole

His­to­ri­que­ment, même si ça n’a pas duré long­temps, Inter­net n’est qu’un outil infor­ma­tique per­met­tant la mise en com­mun de res­sources chères. Comme lorsqu’on relie chez soi deux ordi­na­teurs en réseau local pour uti­li­ser la même connexion à Inter­net, Inter­net lui-même est inventé pour par­ta­ger de la puis­sance de cal­cul, de l’espace disque, des appli­ca­tions… Tout ce qu’un réseau local per­met de partager.

Bien entendu, les humains qui uti­li­saient les ordi­na­teurs dans ce réseau ont aussi uti­lisé le réseau pour par­ler aux autres humains qui se trou­vaient éloi­gnés d’eux. L’usage créant la fonc­tion, comme cha­cun sait, nous avons donc une pre­mière réponse : Inter­net sert à mettre les gens en relation.

Cette simple phrase est en contra­dic­tion for­melle avec ce que quelques socio­logues n’ayant sans doute jamais dépassé le stade du «bon­jour à son chauf­feur de taxi» (mais est-ce de leur faute s’ils n’ont d’Internet que cette vision étri­quée ?) affirment depuis quelques temps : com­ment un outil dont la fonc­tion est la mise en rela­tion d’humains peut-il être l’outil qui va créer, selon eux, encore plus d’individualisme et de repli sur soi ?

En fait, et des études récentes l’ont mon­tré, Inter­net favo­rise bel et bien l’éclosion de nou­velles formes de socia­bi­lité (@rt flash 53). Nom­breux sont ceux qui retrouvent une vie sociale via le réseau, et des fois mêmes avec plu­sieurs chauf­feurs de taxis différents.

Voilà une des rai­sons qui valident la grande dif­fu­sion d’Internet. Dans une société de moins en moins struc­tu­rée, Inter­net crée de nou­velles struc­tures sociales et socia­li­santes. Une des plus belles démons­tra­tions qui soit de ces nou­velles struc­tures est la com­mu­nauté qui s’est déve­lop­pée, notam­ment grâce à Inter­net (bien qu’elle soit d’abord liée à tous les réseaux élec­tro­niques pré­exis­tants au déve­lop­pe­ment d’Internet, et qu’à ce titre on peut aussi bien dire qu’Internet doit son exis­tence à cette com­mu­nauté que l’inverse), autour du logi­ciel libre et de la logique de par­tage et de coopé­ra­tion qui per­mettent l’existence tant d’Internet que des logi­ciels libres.

Je crois aussi, au risque de lais­ser pen­ser que je fume autre chose que du tabac, que l’explosion d’Internet répond à un besoin for­mel que l’évolution de nos socié­tés a rendu inévi­table, comme l’imprimerie répon­dait en son temps aux besoins de la Renais­sance, qui créait trop de savoir par rap­port aux méthodes anté­rieures de dif­fu­sion de la connaissance.

C’est pour moi la seconde rai­son qui fait qu’Internet fait l’objet d’une telle dif­fu­sion : ma thèse est qu’il répond à un besoin évolu­tion­niste d’une espèce dont la sur­vie est basée sur le trans­fert du savoir. Le hasard a fait qu’Internet était dis­po­nible lorsque l’espèce en a eu besoin, la néces­sité fait aujourd’hui qu’il doit être dif­fusé le plus lar­ge­ment possible.

Enfin, et c’est sans doute l’aspect qui me motive le plus, Inter­net offre un espace d’expression public à tout un chacun.

Ca semble être une évidence, mais ça ne l’est pas. Inter­net est pré­senté, tant par le Poli­tique que par le Com­mer­çant, comme un moyen d’accès à l’information et comme un moyen de dia­logue. Une espèce de com­biné télévision/téléphone, ni plus ni moins. Seuls ceux qui ont une expé­rience de l’outil, et le savoir per­met­tant d’obtenir cette expé­rience, en viennent petit à petit à l’utiliser pour s’exprimer en public, sur les forums ou sur un site Web.

Or cette pos­si­bi­lité, plus encore que les pré­cé­dentes, consti­tue une nou­veauté sans pré­cé­dent dans l’histoire. S’il y a une révo­lu­tion Inter­net, c’est celle-là, et pas les gad­gets plus ou moins «cyber» dont nous abreuve le mar­ché et les médias. Il n’y a jamais eu, dans l’histoire de notre civi­li­sa­tion, de moyens per­met­tant à n’importe qui se s’adresser poten­tiel­le­ment à plu­sieurs mil­lions de ses conci­toyens. Jamais à cette échelle, et jamais aussi acces­sible, en tout cas.

Et cette pos­si­bi­lité là est révo­lu­tion­naire, au sens propre. Elle per­met pour la pre­mière fois l’exercice d’un des droits de l’homme évoqué dans la Décla­ra­tion des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : le droit à la liberté de com­mu­ni­ca­tion. Un droit qui n’est à ce jour garanti, au niveau du simple citoyen, par aucune loi. C’est dire à quel point son exer­cice est resté théo­rique jusqu’à ce jour.

La rai­son d’être d’Internet n’est pas de dire bon­jour à son chauf­feur de taxi. Il n’est pas non plus d’écouter la radio en ne payant que 500 fois plus cher pour un résul­tat moins bon qu’en uti­li­sant un simple récep­teur grandes ondes.

– Inter­net per­met à une société de moins en moins socia­li­sée de trou­ver de nou­veaux moyens de créer de la socia­li­sa­tion (dia­logues en direct, Use­net, listes de dis­cus­sion). Il répond à un besoin social.

– Inter­net per­met la dif­fu­sion du savoir accu­mulé par l’espèce humaine, dif­fu­sion deve­nue impos­sible avec les médias pré­exis­tants. Il répond à un besoin évolutionniste.

– Inter­net per­met enfin à chaque indi­vidu d’accéder à ce que la Révo­lu­tion a affirmé être un des droits fon­da­men­taux de l’Homme : le droit à la liberté d’expression. Il répond à un besoin humain.

Quelle que soit la façon plus ou moins cré­tine dont les médias nous pré­sentent Inter­net, quelle que soit la prise en compte plus ou moins intel­li­gente de cet outil par nos hommes poli­tiques, ça ne change rien à l’inéluctabilité d’un outil tel qu’Internet. Il ne débarque pas dans nos vies comme le retour du fils du yoyo imposé par le mar­ke­ting. Il ne débarque pas dans nos vies comme une tech­no­lo­gie de plus qui sim­pli­fie­rait, à l’instar d’un mini­tel, notre vie quotidienne.

En tout cas pas seule­ment, et aucune de ces deux visions ne suf­fi­rait à expli­quer l’essor, dans la taille et dans la durée, du déve­lop­pe­ment d’Internet.

Pour moi, c’est le triple besoin social, évolu­tion­niste et humain qui rend Inter­net iné­luc­table, et qui nous contraint à l’accepter même s’il doit nous conduire à une remise en ques­tion dans les domaines de l’éducation, de la loi, du tra­vail et des rela­tions humaines.

[MAMMOUTH] La logique du mammouth

L’objectif de l’École Ouverte n’est pas d’inculquer les idées qui pré­cèdent aux élèves qui suivent ses cours. Ces idées sont les miennes, et si j’abuse de ma posi­tion pour vous les com­mu­ni­quer c’est avec une honte non dissimulée.

L’objectif de l’École Ouverte est basé sur un pré­sup­posé que j’ai lon­gue­ment abordé avec vous : Inter­net est incon­tour­nable, il est iné­luc­table, il change déjà notre société, les rap­ports humains entre indi­vi­dus, la façon dont le savoir est dif­fusé, offre le moyen d’exercer une nou­velle liberté, impose de ce fait de nou­velles responsabilités.

Acces­soi­re­ment, il crée de nou­velles formes de com­merce et de déve­lop­pe­ment écono­mique, et per­met de dire bon­jour à son chauf­feur de taxi. Ces aspects concernent assez peu l’École ouverte.

Ce pré­sup­posé admis notre objec­tif est d’offrir à tout citoyen suf­fi­sam­ment de savoir et de com­pé­tences tech­niques pour que, maî­tri­sant l’outil du point de vue tech­nique, il soit capable d’évaluer lui-même les consé­quences de l’existence de cet outil. Pour lui-même comme pour la société tout entière.

Inter­net, c’est entendu, est ins­tallé dans nos écoles et nos lycées. L’objectif de cette mesure est tou­jours aussi vague, les moyens humains per­met­tant aux pro­fes­seurs d’enseigner l’usage de ce nou­vel outil sont ridi­cules en com­pa­rai­son de son impor­tance, mais j’ai abordé dans ce qui pré­cède quelques unes des rai­sons qui, à mon sens, expliquent l’indigence des moyens mis en place.

Des accès à Inter­net sont aussi mis en place dans nos admi­nis­tra­tions, nos mai­ries, nos postes. On ne sait pas très bien pour­quoi, et la plu­part de ceux qu’on nomme à cette occa­sion «res­pon­sables Inter­net» ont pour toute com­pé­tence le grand avan­tage d’avoir eu l’occasion d’envoyer un e-mail une fois dans leur vie pas­sée. Cer­tains de mes proches sont dans cette situa­tion, et elle n’est pas agréable.

La société toute entière se voit impo­ser l’usage de cet outil, com­plexe tout autant tech­ni­que­ment que socio­lo­gi­que­ment. Dan­ge­reux même, par pas mal de côtés. Et nos gou­ver­nants semblent comp­ter sur l’auto-formation de tous les citoyens pour que cet outil soit maî­trisé. Autant comp­ter sur l’auto-formation pour l’apprentissage de la lec­ture : on aura sûre­ment des résul­tats, quelques petits génies qui sau­ront lire au bout d’un temps éton­nam­ment court, une grande masse de gens nor­maux qui sau­ront asso­cier une image à un mot, et une masse encore plus grande d’ignorants inca­pables d’utiliser un outil qui sera devenu d’une impor­tance pri­mor­diale dans ses rap­ports avec le reste du monde.

Sans par­ler des aspects socio­lo­giques, nous croyons pour notre part qu’un effort énorme de for­ma­tion tech­nique est néces­saire, à tous les niveaux de la société, pour que tout un cha­cun soit à même d’utiliser tous les aspects d’Internet, jusqu’à celui qui per­met l’exercice de la liberté d’expression.

Nous espé­rons paral­lè­le­ment que les clés tech­niques per­met­tront à ceux qui les auront de prendre conscience de l’importance sociale, et par­tant de prendre part aux déci­sions, for­cé­ment impor­tantes, qui décou­le­ront de l’existence même d’Internet.

Nous avons choisi de n’utiliser aucun outil com­mer­cial comme sup­port des for­ma­tions que nous offrons. Les rai­sons qui sous-tendent ce choix sont basées sur une logique qui devrait ame­ner logi­que­ment n’importe quelle entité de for­ma­tion publique à faire de même. Je les ai résumé, dans le passé, en une bou­tade : accepterions-nous de don­ner licence à Mac­Do­nalds pour s’occuper de toutes les can­tines sco­laires de France ?

Mais par des­sus tout, notre rôle est de poser le pro­blème que j’ai abordé ici : com­ment la révo­lu­tion d’Internet peut-elle se faire sans dan­ger si elle n’est pas accom­pa­gnée par la for­ma­tion de la société toute entière, une for­ma­tion libre, gra­tuite et fon­dée sur l’indépendance.

Le 15 Juin 1999, par

>>> Source : http://www.non-droit.org/1999/06/15/le-yoyo-le-teleporteur-la-carmagnole-et-le-mammouth/

juin 2017
L M M J V S D
« Oct    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930  
  • Voyage au cœur de l’espace-temps (18) 7 octobre 2016
    – Epilogue – Ouverture vers une suite de la saga avec la nouvelle génération plus Claude dans une série ou apparaitra quelques fois, surtout dans le début, leurs parents, retraités du CTS, les premiers héros…. Affaire à suivre…………………. Proposition de suite: Les envahisseurs ont réussis à voler un engin équipé d’une PST et s’en vont[…]
    sam7geek
  • Voyage au cœur de l’espace-temps (17) 7 septembre 2016
    CHAPITRE NEUF La nouvelle génération J’ai faim et soif D’apprendre et de découvrir. Le voyage et l’aventure Sont encore les meilleurs moyens: Ils forment l’expérience. Mais il ne faut pas négliger L’éducation et l’instruction Qui sont riche De savoirs et de sagesses. Maxime de Claude Dolq Junior   – 17 – Reprise de la vie[…]
    sam7geek
  • Voyage au cœur de l’espace-temps (16) 7 août 2016
    CHAPITRE HUIT Face aux envahisseurs   Extrait de texte sur les motivations d’un envahisseur Un monstre venu de l’espace – 15 – Coté envahisseurs: plan d’attaque et raisons: Les motivations profondes des envahisseurs, leur plans d’attaque , leur description physique et technique… Missions d’observation des envahisseurs et envahis sur les 2 planètes des Wiab: Cela[…]
    sam7geek
Pages
Licence

*******
Sauf mentions contraires, le contenu des billets et pages de ce blog est diffusé sous licence CC-BY-SA (ou équivalente).
Les images & vidéos sont quant à elles diffusées sous leurs licences respectives (libre je l'espère).
Je m'efforce de diffuser exclusivement du contenu sous licence libre...
... si nécessaire / en cas de doute, faites-moi signe et je ferais le nécessaire.
*******

  • 0
  • 119
  • 17 086
  • 71 446
  • 1 780 633
Welcome , today is vendredi, 23 juin 2017