Le logiciel libre est libre parce qu’il respecte 4 principes :

– je peux utiliser le programme.
– je peux regarder le code source du programme.
– je peux modifier le programme.
– je peux distribuer des copies de ce programme.

Ainsi, le logiciel libre est comme une recette de cuisine que je fais, que j’étudie, que je recopie pour la transmettre et que je modifie pour apporter de nouvelles touches. Merci M. Richard Stallman pour la définition et ‎le bel exemple culinaire.

Je pense à ce modèle appliqué à la voiture. Il y a 20 ans, il était possible de modifier et de réparer une voiture sans passer par un intermédiaire, garagiste indépendant ou concessionnaire agréé, tant que vous aviez la connaissance technique. Tout le monde pouvait faire une vidange, changer la batterie ou remplacer les balais essuie-glace.

Aujourd’hui, même si vous avez la connaissance technique, certaines choses ne sont plus faisables par vous-même. Changer des bougies ou remplacer une simple ampoule de phare devient mission impossible parce que tout est verrouillé par le constructeur à l’encontre de l’utilisateur.

Je pense également à la fameuse machine à café d’un géant mondial de l’agroalimentaire dont le siège est en Suisse. Il s’agit d’un appareil qui n’accepte que les capsules produites et vendues par cette même maison-mère.

Je termine ma réflexion sur les semences  »stériles » vendues par des multinationales au monde paysan. Ces graines stériles obligent les agriculteurs à racheter chaque année de nouvelles semences parce qu’elles sont programmées pour ne pas être réutilisables. Les agriculteurs sont également obligés d’utiliser les pesticides vendus par ces mêmes multinationales.

Nous pouvons donc conclure que les entreprises appliquent les recettes du logiciel privateur / propriétaire : voiture, machine à café, logiciel, téléphone mobile… les exemples sont de plus en plus nombreux. L’utilisateur est pris dans un circuit, il est devenu captif et est obligé de subir les choix imposés par l’entreprise. La seule liberté qu’il a encore est celle de mettre la main au portefeuille pour acheter le produit, payer l’entretien, les mises a jour et les réparations.

L’objet est verrouillé volontairement par le constructeur. Ce sont les exemples de la voiture ou de la semence. Vous ne pourrez rien dévisser ou modifier. La voiture et la graine se voient appliquer une sorte de DRM physique, de verrous.

Il est préférable pour une entreprise de produire et vendre plutôt que de faire du SAV ou des réparations. Surtout si l’entreprise gère l’obsolescence de ses produits en forçant l’achat de nouveaux produits ou nouvelles versions. Cela s’applique particulièrement à l’électroménager et l’informatique. La faute a une société de consommation sans fin, prête à détruire son environnement pour vendre, vendre et vendre encore plus. Notre faute donc.

Pour terminer, l’aspect légal peut bloquer l’utilisateur : s’il touche à son appareil pour le réparer ou le modifier, la garantie constructeur s’arrête. Concernant un véhicule, c’est l’assurance qui ne vous couvrira plus. Par ce biais, le constructeur va également étrangler le garagiste du coin en vous obligeant a vous rendre dans le garage « agrée » du constructeur. On pretextera également que c’est pour la sécurité du client.

Afin de lutter contre les verrous physiques ou numériques, c’est au citoyen de reprendre la main en faisant changer la législation de son pays pour retrouver une liberté confisquée par des multinationales. Celle d’utiliser, de modifier et de partager comme il l’entend ce qu’il a acheté en luttant contre l’obsolescence programmée et contre la commercialisation de semences stériles, en gagnant la possibilité de modifier/rooter les appareils qu’il possède, et en dénonçant les clauses abusives des garanties constructeurs.

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>>> Source sur : http://spiraledigitale.com/les-libertes-du-logiciel-libre/

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