Je suis désolé de venir mettre une nouvelle couche dans le buzz lancé autour d’Ubuntu Edge car ce n’était pas l’objet de mon blog et que ce genre de « gadget » ne m’attire pas vraiment puisque je n’ai même pas de smartphone (ni de tablette d’ailleurs).

Cependant, je voulais tout de même faire un petit billet non pas sur la technologie de l’objet, ni même sur sa viabilité, mais plutôt sur son existence même. Car tout le monde s’épanche sur ses capacités, son prix, les délais, ce qu’il proposera de merveilleux ou ses potentiels défauts sans trop examiner son origine.

Ubuntu a su rassembler énormément de gens et rendre GNU/Linux accessible à ceux qui n’avaient pas forcément réussi à s’y mettre pour des problèmes matériels, de complexité d’installation, d’austérité ou d’offre logicielle facilement installable (je sais avec un peu d’habitude ou de ténacité, on peut venir à bout de chacun de ces problèmes mais lorsque l’on vient de Windows ou de Mac, on n’est pas prêt à compiler tout de suite pour avoir ce que l’on veut).
Il s’est ensuite créé une communauté très dynamique permettant d’accéder à de la doc ou de l’aide sur les forums.

Jusque là, tout le monde allait dans le même sens.

Puis on a vu l’interface changer sans que la demande ne vienne des utilisateurs.
Au début, ce n’étaient que des détails, comme les boutons en haut des fenêtres en nous expliquant qu’ensuite, les applets allaient occuper cette place.
Et d’un seul coup, on nous a mis Unity d’office parce que c’est le progrès mon bon Monsieur et que toutes les interfaces graphiques mobiles allaient dans ce sens ; en fait, on nous a proposé une interface mobile sur des ordinateurs de bureau avant que les objets mobiles supportant cette interface n’existent ; c’est un peu le monde à l’envers.
Et puis, on nous a dit qu’Ubuntu aurait son propre serveur d’affichage contre l’avis de la communauté qui s’était accordée sur Wayland.

Canonical adopte aussi son propre bootloader compatible avec le Secureboot de Microsoft

J’arrêterai là pour les coups bas à la communauté du libre.

Pour le moment, le code est ouvert et ceux qui ne sont pas content des choix peuvent encore adapter leur distribution ou choisir une distribution dérivée pour profiter des avancées.

Mon propos ici n’est pas de critiquer Canonical ou de conseiller une autre distribution mais bien de dire que toutes ces évolutions avaient pour seul et unique but le projet Ubuntu Edge. Et si comme beaucoup semblent le penser (ici ou encore ), le projet est voué à se casser la figure, maintenant que tout le monde est remonté par rapport au comportement pas très consensuel des choix faits par Canonical, que deviendra Ubuntu si cela arrive ?

>>> Source sur : http://alterlibriste.free.fr/index.php?post/2013/07/25/Ubuntu-Edge-n-est-il-pas-le-v%C3%A9ritable-objectif-de-l-%C3%A9volution-d-Ubuntu

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